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INVESTIR DANS L'ART
A ses débuts, le marché de l'art était limité à ses seuls commanditaires, le plus souvent des monarques et des seigneurs influents, des riches marchands ou des ordres religieux. Les grands collectionneurs, apparus dès la fin du XVIIè siècle, ont largement contribué à son épanouissement et à son développement international.
Héritiers d'une longue tradition d'enthousiasme et de connaissance, les plus grands noms de notre époque, entreprises ou personnes, continuent d'acquérir, encore aujourd'hui, un grand nombre d'œuvres majeures, anciennes ou contemporaines, pour assouvir leur amour immodéré de l'art ou réaliser d'importants investissements...
UNE PREMIÈRE GÉNÉRATION DE PASSIONNÉS
Les grands collectionneurs sont la clef de voûte du marché de l'art. Au même titre que certains musées implantés à travers le monde, les œuvres rassemblées par de puissants hommes d'affaires, des familles aristocratiques fortunées, des artistes ou des hommes politiques abritent le plus souvent de véritables trésors artistiques. De la collection complète aux chefs d'œuvres et raretés, ces connaisseurs sont guidés avant tout par leur goût et leur passion. Pour eux, l'aspect financier est secondaire et l'acquisition d'une œuvre peut s'effectuer à n'importe quel prix... Les ventes publiques s'apparentent alors à une forme de divertissement inédite où appréciation et excitation se retrouvent au cœur de l'acte d'achat. Plus qu'un placement, le collectionneur apporte souvent une valeur quasi sentimentale à ses possessions et ne les vend qu'occasionnellement.
L'ÉTAT, GARANT DU PATRIMOINE NATIONAL
Qu'elles soient issues du patrimoine historique, de donations ou de ventes publiques, les collections des musées nationaux représentent la part la plus riche des œuvres existantes en France.
Cependant, les coûts induits par l'acquisition et l'entretien de ce "parc" ont conduit l'Etat à laisser une place plus importante aux collectionneurs et à l'initiative privée en
général, pour la protection et l'enrichissement du patrimoine artistique de la France.
Dans ce marché largement ouvert, l'Etat, par le biais du ministère de la Culture, fixe les règles d'éthique, de circulation et d'échange des milliers d'œuvres mises en vente sur le marché de l'art chaque année.
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Cette page de partition originale écrite par Beethoven ne semble jamais avoir été jouée, ni mentionnée dans la littérature ayant trait à l'œuvre de l'artiste. Pourtant il semblerait qu'elle puisse s'intégrer dans l'incontournable sonate intitulée Hammerklavier.
L'ART COMME OUTIL DE COMMUNICATION
De nombreuses œuvres ont été acquises par de grandes firmes internationales. Le rapprochement entre un nom d'entreprise et une œuvre d'art représente un formidable support publicitaire à travers le monde et permet de renforcer efficacement une image de marque.
La loi du 23 juillet 1987 sur le mécénat a permis d'officialiser ce moyen de communication qui a conduit, entre autres, à la création de la Fondation Cartier.
L'ART ET LE PLACEMENT
Dans certaines conditions, l'art permet de réaliser des plus-values à long terme. L'art comme un placement n'exige pas forcément de posséder une connaissance étendue du domaine...
Qu'il soit un particulier, une entreprise ou un professionnel, l'acheteur peut bénéficier de l'expertise et du conseil de nombreux spécialistes. Comme tous les investissements, les facteurs prépondérants du marché de l'art concernent les gains potentiels, la plus-value et les meilleures opportunités d'achat ou de vente.
Le dynamisme du marché de l'art et les avantages fiscaux ont conduit de nombreux investisseurs traditionnels à diversifier leurs activités vers l'achat d'œuvres artistiques ou de collection.
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ACQUERIR DES OEUVRES D'ART
De la mise en vente d'une œuvre à l'acquisition par son propriétaire, un certain nombre d'acteurs interviennent dans l'acte d'achat. Globalement, on distingue deux catégories de cessions : les ventes aux enchères, représentées principalement par les commissaires-priseurs, et les marchands d'art, galeries ou artistes, réalisant pour leur part des ventes de gré à gré. Autour de ces deux activités, les experts interviennent en apportant leur conseil en matière d'authentification d'une pièce et d'évaluation de son prix.
LES EXPERTS
Dès le début du XXè siècle, les Britanniques ont eu recours à des experts et historiens d'art, marquant ainsi le début de l'hégémonie des grands marchands anglo-saxons. Depuis, cette pratique s'est généralisée dans le monde entier.
Les experts sont indépendants ou intégrés dans les grandes maisons de vente aux enchères ou chez les marchands d'art. Leurs domaines de compétences sont multiples et variés, allant de l'opération de commerce ou de courtage aux missions d'inventaire, d'identification, de partage lors d'une succession ou encore d'évaluation de dégâts dans le cadre d'un contrat d'assurance.
Leurs analyses s'appuient sur leur propre expérience et une vaste documentation mais aussi sur des réseaux de correspondants, universitaires, chercheurs et conservateurs de musées, parfois dans le monde entier.
LES COMMISSAIRES-PRISEURS
Le commissaire-priseur, en tant qu'officier ministériel, organise et réalise la mise en vente d'objets d'art ou de collections, d'antiquités ou d'articles divers. Il ne pratique pas le commerce, il revend pour le compte d'un client dans le cadre d'un acte civil régi par la loi.
Comme il procède à l'expertise et à l'estimation des objets en amont de la vente, il possède une grande connaissance des domaines de l'art et de la collection. Il est également conduit à organiser des expositions ou constituer des catalogues destinés à présenter ces articles.
Le secret d'une vente réussie passe souvent par un bon contact avec le public et un sens aigu de la mise en scène. Les ventes ont lieu à l'Hôtel Drouot à Paris ou dans les Hôtels des Ventes en région.

Ludwig Van BEETHOVEN. Partitions autographiée.
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En France et à l'étranger, Christie's et Sotheby's sont les établissements les plus réputés.
Album d'autographes tenu de 1948 à 1968 par Suzanne et Germain Bazin, contenant, parmi de nombreuses signatures de personnalités, un dessin de Marc Chagall aux crayons bleu et rouge représentant un âne ailé peignant un tableau, daté de 1957.
LES MARCHANDS D'ART
Les marchands sont spécialisés dans le négoce d'objets d'art et de collection. A ce titre, ils apparaissent comme de véritables connaisseurs du marché de l'art. Ils en apprécient les tendances, les cotes, et jouent très souvent le rôle de conseillers auprès de leurs clients collectionneurs ou investisseurs.
Leur activité est souvent liée à un domaine, une époque ou un style particuliers. Les marchands d'art sont connus sous plusieurs formes :
Les antiquaires : spécialisés dans la vente d'objets anciens de qualité, si besoin rénovés, et dont la valeur marchande peut être très élevée.
Les brocanteurs : revendeurs d'objets divers ou spécialisés, anciens ou récents, préférés des "chineurs" qui y font parfois de belles trouvailles.
Les courtiers : intermédiaires indépendants lors d'une négociation entre vendeur et acheteur dans tous les domaines de l'art et de la collection.
Les galeries d'art : qui achètent et vendent des œuvres d'artistes disparus ou contemporains qu'ils exposent au public.
Les expositions et salons : sur le même principe que les galeries ou les artistes mais à plus grande échelle.
Les artistes : forcément dans l'art contemporain, proposent parfois à la vente certaines de leurs œuvres, sans intermédiaire.
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L'ART, UN PLACEMENT ?
Loin des collectionneurs passionnés et fortunés du début du XXè siècle pour qui la rentabilité d'une œuvre d'art n'était pas forcément un critère de choix déterminant, une nouvelle génération de "collectionneurs-investisseurs" a vu le jour au début des années 80.
Raoul Dufy (1877-1953) - Paysage à la tonnelle - Huile sur panneau - 16,5 x 51 cm.
Son évolution a connu depuis de nombreux rebondissements... Mais avant de parler de placement, il est important de comprendre comment la valeur d'une œuvre d'art ou de collection peut être évaluée.
LA COTATION D'UNE ŒUVRE D'ART
Autant le dire, la cotation au jour le jour d'une œuvre d'art est absolument impossible.
La première difficulté réside dans le fait que, sur le marché de l'art, seulement un quart des transactions provient de ventes aux enchères dont on peut déduire, éventuellement, une tendance de prix. A ce titre, des grandes maisons comme Drouot, Christie's et Sotheby's, des revues spécialisées ou des cabinets d'expertise éditent des bulletins offrant l'évolution d'un certain nombre de pièces ou styles.
Le reste des échanges concerne des ventes de gré à gré pour lesquelles aucune étude ou statistique concrètes ne peuvent être menées. Même la tentative d'établir un parallèle entre les deux domaines d'activité s'avère à priori impossible car une œuvre vendue en galerie n'atteint généralement pas le même prix que si elle est mise aux enchères...
La valeur d'une œuvre d'art est donc en partie liée à des valeurs subjectives ou affectives, irrationnelles ou opportunistes.
LES DIFFÉRENTS FACTEURS DE VALEUR
Le marché de l'art est un peu volatil. Un certain nombre de facteurs peuvent donc influencer le prix d'une œuvre d'art ou de collection...
Les qualités intrinsèques d'une œuvre d'art sont bien évidemment des facteurs essentiels comme la notoriété de l'artiste, l'authenticité, la rareté, la période, le sujet, la qualité, la provenance, la conservation...
La tendance permet de définir une fourchette de prix en fonction de ventes d'œuvres comparables par le passé. Ceci permet d'influencer l'adjudiction lors d'une vente aux enchères.
Les effets de mode comme un film, un roman à succès, une biographie, un hommage ou une commémoration peuvent créér un phénomène d'engouement pour un artiste, un style ou une époque.
Le lieu de la vente peut faire varier la valeur d'une œuvre lors d'une vente aux enchères ou en galerie. On assiste ainsi à une véritable "spécialisation" de certaines villes dans le monde.
Le contexte économique avec la fiscalité, les taux de change entre pays où les crises économiques peuvent impacter le marché de l'art, mais dans des proportions bien moindres que les marchés boursiers.

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L'offre est intimement liée à la quantité d'œuvres disponibles. La demande se focalise autour des institutions publiques dont la part d'achats est en constante augmentation, et de la demande privée suivant des critères esthétiques et financiers...
COMMENT CHOISIR UNE ŒUVRE D'ART OU DE COLLECTION ?
Si on ne dispose d'aucun soutien "technique" ou d'une bonne connaissance du marché de l'art, l'acquisition d'une œuvre peut s'avérer délicate. Il faut tout d'abord établir la différence entre l'ancien et le contemporain.
Par définition, le nombre de pièces anciennes est limité. Les pertes liées au temps et les acquisitions par les musées ont également contribué à entretenir leur rareté tout en maintenant des prix élevés et une augmentation relativement constante. Certains marchands ont d'ailleurs redynamisé ce marché en cherchant dans le passé des artistes, des époques ou des styles méconnus. En revanche, leur authenticité reste primordiale.
L'art contemporain est, quant à lui, beaucoup plus difficile à appréhender car plus subjectif, sujet à des effets de mode sporadiques et largement internationalisé. L'hégémonie américaine tend également à brouiller les pistes car l'offre contemporaine se développant au cœur du marché le plus porteur, l'acheteur potentiel doit se déplacer pour choisir ou acquérir une œuvre. Investir dans l'art contemporain équivaut souvent à faire une sorte de pari sur un artiste et suivre son évolution, sans aucune garantie de succès...
L'ART, UN POSITIONNEMENT PARTICULIER
Certains investisseurs dans le marché de l'art préfèreront toujours acheter la qualité et l'exceptionnel. D'autres sont prêts à accepter de faibles plus-values au profit de satisfactions intellectuelles et esthétiques.
La fiscalité avantageuse liée à la possession d'œuvres d'art ou de collection peut également être un facteur déterminant pour une majorité d'acheteurs.
En conclusion, qu'il soit un bon placement ou une passion, le marché de l'art demeure un secteur très intéressant dans lequel il n'est pas forcément nécessaire d'engager des sommes importantes pour assurer une bonne plus-value.

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Manuscrit d'Einstein-Besso - 1913-1914 - Ensemble de calculs et de notes qui ont permis à Albert Einstein de parvenir à la version finale de sa théorie de la relativité générale publiée en 1915.
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